Comme les années précédantes les classes de niveau collège sortent du lycée le mercredi après-midi. Ceux qui ont choisi d'aller au PFE en activtés équestres y passent l'après-midi, pour les autres, différentes sorties sont prévues tout au long de l'année : visites culturelles, cinéma, bowling, karting, etc.



Ces sorties, organisées dans le cadre de la vie scolaire, sont encadrées par Anne Galliot, Jean-Jacques Gambetti et Jean-Bruno d'Angelo.
J-B d'A. / C. H.
Du 14 au 16 juin, les 22 élèves de la classe de 2e pro NJPF (Nature jardin paysage forêt) se sont rendus dans les Gorges de l'Ardèche, pour trois journées sur le thème de l'écologie et du sport. Au programme, un jour et demi de randonnée au bord de l'Ardèche, pour étudier les animaux, les végétaux, les présences humaines et la réglementation de cette réserve naturelle.

Ensuite, un jour et demi d'initiation, puis de descente des gorges en kayak, deux moniteurs diplômés d'état encadrant les élèves. Ce projet a été financé par la Région Rhône-Alpes et mis en place par Mme Terras professeur de biologie-écologie et M. Richier professeur d'Education physique et sportive. Une manière trés agréable de finir l'année scolaire, avant de partir en stage professionnel, puis en vacances.
B. Terras
La nouvelle de Manon
Cris, Peur, Hurlements de folie, crise de Claustrophobie, angoisse, Oui… J’ai peur.
Cela fait déjà un mois que je suis enfermée ici, chez cet Homme, je le connais ? Je crois… Je suis enfermée, deviendrais-je folle ? Cela me tracasse, quand vais-je pouvoir sortir de cet enfer ? Il vient me voir. Parfois, pas tout le temps enfin rarement.
Mais cet homme vêtu de vieux tissus sales, de chaussures trouées me terrifie. Il porte à son goût ces vêtements. Je ne sais pas comment il fait pour rester là, devant moi à me regarder souffrir.
Cela me tracasse de ne pas voir ce visage qui m’est inconnu, pourtant je reconnais son odeur, sa corpulence d’homme fort.
A travers les trous de la pièce où je me trouve, j’aperçois une maison, de campagne je crois, c’est difficile à percevoir de l’endroit où je me trouve.
Je connais cet endroit, je suis sûre d’être venue ici auparavant, je ne me souviens plus de rien sauf d’être enfermée ici. Il vient me voir pour m’apporter du pain dur et de l’eau, je suis malade, je suis fatiguée, je dors sur de la paille, me réveille, passe ma journée à ne rien faire.
Il y a de la poussière que je respire tout au long de la journée, cela sent mauvais. La vue est immonde, le sol est rêche et terne. Je suis sale, envahie par la poussière, la saleté et les bestioles qui cohabitent avec moi. Elles sont petites et piquantes, je passe mes journées à les écraser. Aujourd’hui cet homme dont je ne connais toujours pas l’identité m’a fait sortir de mon cabanon, bien sûr la propriété est entourée de fil électrique…
La lumière du jour m’aveugle presque, je suis à l’écart du monde. Cette chaleur est invivable, je pense avoir changé de pays. Quelques jours plus tard toujours dans mon cabanon, dans l’après midi, je me sens fatiguée, m’endors. Il vient me voir et me dit « tu vas bientôt sortir… ».
Quand j’y pense, je vais sortir je ne sais pas où je suis, comment retourner chez moi, je suis finie… Il m’ouvre l’arrière du cabanon et je vois un pré, boueux, plein de cailloux. Je cours le plus vite possible pour m’évader, mais la maison est entourée de fils barbelés.
A force de gambader mes jambes fatiguent, je commence ma croissance et je sais, tout comme mes frères, que mon travail de poulain commence à peine !
Démonstration par Nikos de la technique du monotype : impression à l'encre sur plaque de verre